Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

A. Marro.Biology and Eugenics. 
Chez les véritables escrocs la proportion monte à 56% si on y comprend 
avec ceux qui descendaient de parents avancés en âge, les délinquants âgés 
eux-mêmes. De telle sorte, le mot de Quetelet, que l’escroquerie est le crime de l’âge 
mûr, ressort, d’après mes recherches, profondément vrai, si on fait 
remonter l’influence de l’âge à la génération. 
Il m’est arrivé d’observer, il n’y a pas longtemps, un nouveau cas qui 
sert admirablement à prouver la tendance à l’escroquerie héréditaire de 
parents âgés. Il s’agissait d’un individu de 25 ans accusé de différentes 
escroqueries. Il était fils de parents âgés tous deux ; le père ayant plus de 
50 ans à sa naissance et la mère 42. Cette dernière était en outre névro­ 
pathe. Le fils grandit avec des manifestations évidentes de folie morale, 
intelligence obtuse, aversion du travail, tendance au vol. A l’âge de 11 ans, 
il dévalisa la maison de sa mère, puis se fit lier et bâillonner sur une chaise 
par un complice pour donner à entendre à sa mère que des voleursi étrangers 
étaient entrés dans la maison, et l’avaient mis dans l’impossibilité de donner 
l’alarme, tandis qu’ils emportaient les valeurs qui manquaient. La justice 
mit à nu la supercherie, et l’enfant fut condamné à la prison. Plus tard, à 
l’insuffisance morale venaient s’ajouter des manifestations morbides d’une 
autre nature; mais l’impulsion au délit se révélait de nouveau par des 
escroqueries de différentes natures, qui le rappelaient une seconde fois sur 
le banc des accusés. 
Dans les crimes contre les personnes, ainsi qu’il fallait s’y attendre, j’ai 
trouvé une supériorité dans la nombre des fils de parents âgés. Les 
assassins, les homicides, ceux qui démontrent l’absence la plus complète de 
sentiments affectifs, et fréquemment un délire plus ou moins net de per­ 
sécution, donnèrent l’énorme proportion de 52.9% d’enfants de pères avancés 
en âge, proportion de beaucoup supérieure à celle donnée par toutes les 
autres catégories de délinquants ; et la proportion se maintient grande tant 
pour les pères que pour les mères âgées qui figurent dans leur ascendance 
pour le 38% contre de 17% présenté par les hommes normaux. 
Les plus féroces assassins que j’aie eu l’occasion d’étudier, avaient un 
père, une mère, ou tous les deux âgésL Un d’entre eux, fils de parents 
âgés, tous les deux, ayant vu sa soeur se moquer de ce qu’il était estropié, 
après avoir tenté sur elle de se livrer à des turpitudes, s’empara d’une 
massue et lui écrasa la tête ; il se vantait avec moi de l’effet de son coup. 
De même était fils de parents âgés un autre assassin qui, avec un 
complice, attira un passant dans un bois pour le tuer et le voler ; de même 
un troisième, qui tua le père d’une jeune fille qu’il voulait violer. 
Les fils de parents jeunes se trouvent en proportion minime parmi les 
assassins et homicides. Je n’en trouve guère que 3% descendants d’un 
père jeune. 
La proportion des pères âgés est encore assez notable, 40% parmi les 
condamnés pour coups et blessures ; mais nous trouvons en même temps
        

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