Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

io8Section I.A. Marro. 
accru chez eux le nombre des descendants de parents jeunes ; il est supérieur 
à ila proportion des normaux, et atteint 13.5%. 
Ce fait est naturel, parce que quand il s’agit de blessures simples ou de 
rébellions, le manque d’affectivité peut avoir agi autant que le caractère 
indomptable, supportant mal les offenses par une promptitude naturelle 
(comme cela se présente fréquemment chez les jeunes), ou par excitation 
alcoolique; tandis que chez l’assassin qui médite le coup et pousse la réaction 
jusqu’à ôter la vie à son adversaire, les sentiments affectifs doivent toujours 
être profondément altérés. 
Une classe de criminels contre les personnes, dans laquelle les descendants 
de parents âgés ne prédominent pas avec autant d’évidence, est celle des 
coupables de viol, dont la proportion est de 30% ; nous avons toutefois en 
compensation un nombre plus grand de mères âgées. 
Parmi les aliénés, j’ai trouvé que tous les fils nés de pères trop jeunes ou 
trop vieux présentent une proportion supérieure au normaux et aux délin­ 
quants pris en totalité. Le nombre que j’en observais (100) ne permet pas 
de déduire des conséquences très fondées sur le rapport des différentes 
formes d’aliénation mentale avec l’âge des parents; j’ai trouvé cependant 
que les formes qui guérissent le plus facilement, les mélancolies simples et 
les manies, donnent relativement aux normaux un contingent un peu plus 
élevé de fils de pères jeunes (15%), un peu moins de fils de pères d’âge 
moyen (59%); et un nombre presque égal de fils de pères âgés, 25%. Dans 
les formes mélancoliques dégénératives, le contingent des fils de pères 
âgés atteignit le maximum ; deux internés affectés de phrénose hypocon­ 
driaque ont été engendrés par des hommes dont l’un avait 56 et l’autre 61 
ans, tandis que les mères n’en avaient que 38 et 34. 
Dans les autres formes dégénératives, paranoïa, folie morale, hebephrénie, 
épilepsie, nous avons aussi un nombre supérieur d’enfants de pères âgés, 
47%, tandis que nous trouvons 35% d’enfants de pères d’âge moyen, et 17% 
d’enfants de pères trop jeunes. La folie morale se distingue entre toutes 
par la forte proportion d’enfants de pères âgés ; 5 sur 7 de mes examinés 
se trouvaient dans ce cas, dont 3 avaient aussi une mère âgée : un seul, 
dont le père avait 40 ans, l’autre eut pour père un homme de 21 ans. 
Dans le nombre total des jeunes aliénés la descendance de pères âgés s’est 
montrée dans la proportion de 41% et de 20% pour la mère, supérieure donc, 
comme je l’ai déjà signalé, à la moyenne des aliénés en général : ce qui 
prouve la plus grande fréquence du vice dégénératif chez les aliénés jeunes. 
Parmi les paralytiques généraux, les fils de pères âgés abondent aussi : 
44%. Dans cette classe les fils de pères jeunes se trouvaient en proportion 
minime, 10%. Un paralytique, fils d’un père assez jeune, 27 ans, avait eu 
dans ses ancêtres des cas d’une singulière longévité; sa bisaïeule paternelle 
était arrivée à l’âge de 116 ans, ainsi que me !’a dit la femme du malade, 
et sa grande mère qui, je crois, vit encore, en a 99 : cela prouve l’exactitude 
de l’observation de Bail et Regis sur la longévité des ancêtres de cette classe
        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.