Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

112Section I.A. Marro. 
à peu de chose près comme chez les jeunes, même avec une légère supériorité, 
tant chez les jeunes que chez les âgés. Il faut cependant rappeler que les 
individus de cet âge sont nés au temps des guerres de Napoléon,* pendant 
lesquelles la génération des enfants n’était confiée à peu près qu’aux jeunes 
encore inaptes au service militaire, ou à ceux qui avaient dépassé l’âge de 
servir, de telle sorte que les descendants de pères d’âge moyen devaient 
faire défaut, ou être fils de gens mal constitués et inaptes au service, et 
par suite incapables de procréer des enfants doués d’une grande vitalité. 
Les descendants de parents âgés ont en outre une plus grande probabilité 
de vivre, parce que l’âge avancé du père les exempte en partie du service 
militaire. Peut-être aussi leur plus grande circonspection et l’égoïsme plus 
développé chez-eux sont ils des conditions qui favorisent leur conservation. 
Un fait saillant toutefois, c’est que parmi les octogénaires on rencontre tou­ 
jours une plus forte proportion d’individus provenant de pères en pleine 
vigeur, plutôt que de pères trop jeunes ou trop vieux. 
Les notes que j’ai prises en même temps sur l’âge auquel sont morts les 
parents des sujets que j’ai examinés, me prouvèrent que parmi les parents 
des octogénaires 4 moururent avant 40 ans, 16 dans l’âge de 41 à 
70 ans, 17 au-dessus de 70 ans, c’est-à-dire dans les propor­ 
tions de 10%, 43%, et 45%, tandis que parmi les septuagé­ 
naires, les proportions respectives sont de 8, 46, et 45%. A part 
la petite différence de septuagénaires de la deuxième classe, nous trouvons 
que chez tous les vieux, septuagénaires ou octogénaires, il y a une forte 
proportion de parents qui avaient eu eux-mêmes une notable longévité, ce 
qui prouve la transmissibilité de cette résistance aux luttes de la vie de 
pères en fils. Il faut noter toutefois que dans cette énergie même, il se 
trouve un péril pour l’intégrité de la descendance, parce que la vigueur de 
la personne, permettant à la faculté génésique de se prolonger, expose la 
progéniture tardive à la dégénérescence qui peut se manifester par la folie 
et la criminalité. 
Dernièrement, j’ai porté mon attention sur d’autres qualités biologiques 
des enfants relativement à l’âge de leurs parents; mais le nombre trop 
restreint des observations ne me permet pas d’arriver à des conclusions pro­ 
bantes présentement. 
Dans l’ordre des qualités physiques, j’ai cherché à étudier les rapports 
qui existent entre les particularités anomales intéressant spécialement la 
physionomie et la conformation extérieure du crâne de mes examinés avec 
l’âge de leurs parents. 
J’ai divisé ces caractères dégénératifs en deux classes, suivant qu’ils 
étaient congénitaux on acquis, subdivisant les premiers en ataviques quand 
ils reproduisaient des formes d’un type humain inférieur au bestial, telles 
que l’exagération des sinus frontaux, le torus occipitalis, les oreilles avec 
les tubercules de Darwin saillants, le front fuyant, etc., ou bien des formes 
* Ces études ont été faites en 1883-4.
        

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