Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

L. Querton.Practical Eugenics.143 
Enfin, certaines catégories de travailleurs sont soumises, même parfois 
obligatoirement, à un contrôle médical. 
Mais, ces interventions restent cependant limitées à un très petit nombre 
d’individus et le plus souvent à une partie seulement de la période de leur 
développement. Pour garantir à tous les enfants un milieu éducatif approprié tant dans 
la famille, qu’à l’école ou à l’atelier, il apparaît comme tout à fait indis­ 
pensable de généraliser l’organisation du contrôle périodique. 
Cette généralisation est d’autant plus nécessaire que par suite des progrès 
de la civilisation, la complexité du milieu social s’accroît constamment, en 
même temps que se modifient et se compliquent les conditions du milieu 
physique. Il en résulte inévitablement des difficultés plus grandes pour 
le développement de l’enfant et un risque plus grand d’anomalies. 
Que le milieu social se complique de plus en plus et que cette complica­ 
tion progressive soit de nature à rendre plus difficile le développement de 
l’enfant, cela est évident ! Dans la famille, les nécessités de la vie 
moderne, dispersent souvent les parents, au point qu’un grand nombre 
d’enfants ne bénéficient que dans une très faible mesure de la bienfaisante 
influence éducative d’un bon milieu familial. Souvent le nouveau-né doit 
être placé en nourrice ou à la crèche, notamment lorsque la mère est astreinte 
à un travail professionnel qui impose le plus souvent l’abandon partial ou 
complet de l’allaitement maternel. Que d’enfants pour lesquels le milieu 
familial est inexistant, véritables orphelins, passant successivement à la 
crèche, à l’école, et à l’atelier, sans avoir trouvé dans la famille les exci­ 
tants appropriés à leurs besoins ! 
Comme le milieu familial, le milieu scolaire expose aussi l’enfant à de 
nombreux dangers ; le malmenage notamment est devenu presque inévitable, 
par suite de l’accroissement constant des connaissances, dont l’acquisition 
est utile, et qui détermine la surcharge excessive des programmes. Cepen­ 
dant parmi les circonstances susceptibles de favoriser le développement de 
l’enfant, en est généralement d’accord pour placer en première ligne l’acqui­ 
sition d’un minimum d’instruction. La reconnaissance par la société du 
droit de l’enfant à un minimum d’instruction est généralement admise et 
le temps n’est certainement pas éloigné, où, dans tous les pays, ce droit 
à l’instruction sera consacré par la loi. 
Mais, toute loi reste inefficace sans un contrôle rigoureux de son applica­ 
tion. Il suffit pour s’en convaincre, de constater notamment les résultats 
obtenus dans les pays où l’instruction est obligatoire depuis longtemps, 
mais où il n’existe aucune organisation chargée de contrôler systématique­ 
ment le développement de l’enfant. 
Ce qu’il importe de contrôler directement, c’est en effet le résultat plutôt 
que le moyen : l’appréciation de la valeur de l’instruction reçue ne peut-être
        

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