Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

Section II.F. Houssay. 
douteux, en ne multipliant pas les incapables qui en peu de temps laisseraient 
échapper la fortune, déjà réduite par division et deviendraient une 
surcharge sociale plus visible qu’autrement mais pas plus réelle. 
Et quant à la stérilisation par contrainte dont nous avons dit qu’elle 
devait être envisagée et légitimée comme pénalité, les dégénérés riches y 
échapperaient comme déjà, par leur seule fortune, ils échappent à la pilupart 
des pénalités qui atteignent leurs collègues pauvres. Il est bien sûr en effet 
qu’ils peuvent impunément commettre les vols, les escroqueries que les 
infortunés paient de la prison parce qu’à propos une indemnité arrêtera 
les poursuites. De même encore, toutes les violences contre les personnes, 
qui n’iront pas jusqu’à l’assassinat, seront presque toujours réparées 
pécuniairement. Ces dégénérés esquiveront la pénalité de la stérilisation 
comme ils esquivent presque toutes les autres. Il serait désirable, hautement 
désirable, qu’ils pussent en être atteints mais,, dans la réalité pratique, il est 
à craindre qu’il n’en soit pas ainsi. 
L’inégallité qui se montre si l’on recherche l’extinction des dégénérés 
dans les deux cas extrêmes s’efface au contraire s’il s’agit de lutter, dans un 
cas ou dans l’autre, contre l’apparition de la tare, d’empêcher la production 
de son déterminisme connu, de lutter contre elle quand elle est peu invétérée 
encore et qu’on la reconnait. 
La préoccupation sociale à laquelle cherche à répondre l’Eugénique 
serait par cette voie ramenée à des préoccupations hygiéniques et morales 
d’une efficacité autrement étendue et certaine que la pénalité. 
En sorte que les divers principes biologiques que l’on oppose parfois 
entre eux et à la morale deviendraient convergents, trouveraient dans 
I’Eugénique une conciliation facile, une avantageuse collaboration et une 
subordination logique conforme à leur importance respective. 
EUGENICS, SELECTION AND THE ORIGIN OF DEFECTS. 
By Frederic Houssay, 
Prof. of the Faculty of Science at the Paris University. 
Eugenics, or the social application of the science of biology, is 
too recent a conception to admit of being judged by its results; but its 
tendencies have emerged with sufficient clearness to permit of its critical 
study, and to enable us to enquire into its relation to principles generally 
allowed. So far as it advocates practical rules, and seeks to prevent the propaga­ 
tion of the unfit by isolation or sterilization (whether voluntary or com­ 
pulsory), it is an artificial selection. This method, whose utility no one
        

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