Full text: Problems in eugenics

M. L. March. Sociology and Eugenics.197 
I. 
La statistique dressée en, France à la suite du recensement de 1906 (1) a 
pour instrument le bulletin individuel de ce recensement. 
On a, pour ce but spécial, dépouillé les bulletins des hommes mariés, 
veufs ou divorcés et des femmes veuves. On a choisi les bulletins des 
hommes mariés parce que ceux-ci sont en général mieux remplis que ceux 
des femmes mariées. 
D’une manière générale, dans la population française, le nombre des 
enfants par famille est peu élevé. La baisse de la natalité, qui constitue 
un phénomène assez général à notre époque, a commencé en France beau­ 
coup plus tôt que dans les autres pays et cela suffit à expliquer qu’au­ 
jourd’hui le nombre des naissances annuelles soit relativement faible. 
Dans l’ensemble des 11.5 millions de familles françaises recensées en 
1906, on a compté 293 enfants légitimes nés vivants par 100 familles. 
Mais, cette moyenne groupe les hommes mariés, les veufs, les veuves, les 
divorcés; elle ne tient compte ni de la durée du mariage, ni de l’âge du 
chef de famille ; elle ne fournit donc pas un très bon instrument de 
comparaison. On obtient une meilleure mesure de la productivité des familles si l’on 
considère par exemple les familles dont le chef est âgé de( 60 à 65 ans ; on 
trouve alors que le nombre moyen des enfants nés par 100 familles est 
de 354(2). En ne comptant que les familles dont le chef est un homme 
marié, ce nombre moyen s’élève à 360 et nous avons la possibilité d’examiner 
ce qu’il devient, suivant la catégorie sociale : presque égal à la moyenne 
pour les patrons 359, il s’élève à 404 chez les ouvriers et descend à 300 
chez les employés. Ces valeurs sont significatives ; pourtant, on peut se 
demander si leurs différences ne tiennent pas à l’inégale durée des mariages, 
car les ouvriers se marient généralement plus tôt que Tes employés et que 
les patrons. Considérons en conséquence les mariages ayant duré 25 ans et plus. 
Pour ces mariages, l’ordre est encore le même que précédemment, les chiffres 
sont peu différents des autres : le nombre des enfants pour 100 familles 
est égal à 303 chez les employés, s’élève à 360 chez les patrons et atteint 
409 chez les ouvriers. 
Avant d’entrer dans plus de détails relativement aux catégories pré­ 
cédentes, nous comparerons tout de suite ces catégories à d’autres qui se 
trouvent en dehors du classement professionnel proprement dit. 
L’une des nouvelles catégories comprend les rentiers et chefs de 
famille déclarés retraités, sans profession, etc. Pour ces derniers, et en 
ne considérant toujours que les hommes mariés, le nombre des enfants par 100 
(1) Statistique Générale de la France.—Statistique des familles en 1906. 
(2) Au-delà de 65 ans, le nombre déclaré diminue, sans doute parce que les per­ 
sonnes âgées ont perdu le souvenir d’enfants décédés en bas âge.
	        

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