Full text: Problems in eugenics

M. L. March. Sociology and Eugenics.20 l- 
Parmi les employés, ce sont les garçons bouchers qui accusent la plus, 
forte productivité, puis les surveillants et contremaîtres dont la productivité 
semble voisine de celle des ouvriers. Les nombres d’enfants les plus faibles 
s’observent parmi les commis de magasins, les garçons de café, de. 
restaurant, d’hôtel, les employés de bureau et les employés de services 
publics. Chez les ouvriers enfin, la plusi forte productivité—en moyenne plus de. 
5 enfants nés par famille fondée depuis plus de 25 ans—est le fait des 
ouvriers mineurs et des ouvriers de filature. 
On remarque que les tisseurs, parmi lesquels sont compris un grand 
nombre de tisserands à domicile, ont une moindre productivité que les 
fileurs (489 p. 100 familles contre 540 chez les fileurs). On remarque 
encore que, dans l’agriculture, les domestiques de ferme, généralement logés 
à la ferme, ont 395 enfants» par 100 familles, tandis que les ouvriers- 
agricoles proprement dits en ont 426. 
Mais, les industries dans lesquelles les ouvriers ont moins de 4 enfants- 
par famille sont nombreuses. Ont environ 350 enfants par 100 familles 
fondées depuis plus de 25 ans, les sabotiers, tonneliers, tablettiers, selliers, 
tailleurs, imprimeurs, ouvriers en métaux, électriciens, bijoutiers et orfèvres, 
les ouvriers divers occupés dans le commerce, les cochers, les livreurs. Il 
semble que les professions exercées en petite industrie, et surtout les pro­ 
fessions qualifiées exercées dans les villes, donnent les chiffres les plus 
faibles. Pour les manœuvres, journaliers, gens sans métier, occupés- 
généralement dans les villes, on compte 464 enfants nés p. 100 familles. 
Parmi les ouvriers des services industriels de l’Etat, les cantonniers, etc., 
la productivité dépasse 390 enfants nés p. 100 familles; elle s’abaisse à. 
360 parmi les employés da la police, des douanes, etc., à 350 pour les 
ouvriers et sous-agents des postes et télégraphes. 
Enfin, parmi les domestiques attachés à la personne, elle descend 
au-dessous de 3 enfants nés par famille, toujours pour les chefs de famille 
mariés depuis plus de 25 ans. 
En résumé, parmi les ouvriers, les ouvriers de grandes industries où le 
travail est relativement régulier et abondant, où les exploitations offrent une 
réelle stabilité, où l’habitation est soit à la campagne, soit dans des 
agglomérations industrielles groupant des ouvriers de même classe, la 
productivité est relativement élevée; elle est plus faible îà où les petits 
artisans demeurent nombreux, dans les métiers exercés à la ville, là aussi 
où la profession fait appel au moindre degré, à la force physique. Elle est 
plus faible encore là où les personnes classées comme ouvriers confinent à 
la catégorie des employés et surtout là où des conditions de l’emploi, les 
conditions du logement font préférer les ménages sans enfant, ou avec peu 
d’enfants, aux ménages chargés d’enfants. 
De l’ensemble des constatations précédentes, nous retiendrons que si 
les ouvriers ont en général plus d’enfants que les patrons, il ne manque pas
	        

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