Full text: Problems in eugenics

M. L. March. Sociology and Eugenics.203 
On remarquera que les employés proprement dits des chemins de fer et 
tramways et les employés de services publics sont ceux dont la productivité 
diffère le moins, d’un département à l’autre. Le nombre d’enfants 
nés par famille est au contraire le plus différent chez les rentiers, les 
cultivateurs, les commerçants et les manœuvres ou ouvriers sans métier 
(ceux-ci étant d’ailleurs peu nombreux dans le Calvados). 
Ce sont dans ces dernières catégories que se trouvent vraisemblablement 
les familles ayant les plus anciennes attaches dans le département. Au 
contraire, les employés des services publics ou des chemins de fer changent 
souvent de département; ils ont en tout cas une productivité spécifique plus 
marquée que les autres catégories. 
Cet exemple suffira pour faire ressortir l'influence propre de l’habitat et 
pour indiquer qu’indépendamment de cette influence, la productivité dépend, 
dans une mesure au moins aussi large, de la profession. 
II. 
Les observations précédentes confirment, quoique point entièrement, 
celles qui ont été souvent faites sur la relation entre la fertilité et la 
situation sociale. Celle-ci étant fonction à la fois du revenu et de 
l’éducation, ce sont les catégories les plus fortunées et celles où l’éducation 
est la plus affinée, où le nombre des enfants serait le plus restreint. Au 
contraire, la fertilité serait le plus élevée dans les milieux les plus pauvres 
dans ceux où le genre de vie est le plus grossier (1). 
Si, d’une manière générale, il y a dans cette observation une forte part 
de vérité—la comparaison des quartiers des grandes villes, celle des 
catégories classées d’après des signes extérieurs de revenu le démontrent—il 
est cependant des modalités dont il faut tenir compte. Nul doute par 
exemple que les patrons soient en général plus fortunés que leurs employées 
et cependant ils ont sensiblement plus d’enfants que ces derniers. D’autre 
part, les employés qui reçoivent des émoluments généralement supérieurs à 
ceux des ouvriers ont moins d’enfants que ces derniers; il est vrai que le 
milieu social est différent. 
La question a été souvent examinée; elle est assez importante pour 
qu’on y apporte de nouvelles contributions. 
Nous emprunterons de nouvelles indications à une statistique récente 
dressée en France à l’aide de bulletins de famille remplis en 1907 par un 
grand nombre d’employés et d’ouvriers rétribués sur les budgets de l’Etat, 
des départements et des communes^). 
(1) Voir notament la recherche faite à Londres, à l’hopital de Great Ormand 
Street (Journ. of the Royal Statistical Society, Mai, 1911, et Avril, 1912). 
(2) Conseil supérieur de Statistique, Bulletins 10 et 11. Statistique Généale de la 
France.—Statistique des familles en 1906.
	        

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