Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

Magnan et 
Fillassier.Medicine and Eugenics.355 
qu’ils renferment en se plaçant plus spécialement au point de vue des effets 
de l’alcool sur l’individu et sa descendance. * * * 
XJne -première question se pose—parmi les malheureux que la folie 
conduit à l’asile, combien y sont poussés par l’alcool? 
La part de l’alcool est ici considérable, et depuis 1867 elle s’est toujours 
accrue. Bien mieux, l’alcool, dès qu’il est apparu, a modifié même l’aspect 
de nos asiles. 
D’après les rapports de M. Husson, Directeur de l’Assistance Publique, 
de 1801 à 1840, les entrées par sexes, réunies par périodes de dix années, 
indiquent plus de femmes que d’hommes ; de 1841 à 1863 il en est de même, 
sauf pour les trois années 1843, 1845 et 1859, où les hommes comptent 
quelques unités de plus. 
1843 ... 1335 entrées 668 hommes 667 femmes 
1845 ... 1227 618 609 
1859 ... 1923 977 946 
On attribuait cette prédominance de la folie chez la femme à son 
tempérament plus nerveux, à sa sensibilité, à son émotivité plus grandes. 
Mai9 à partir de 1863, le chiffre des entrées des hommes qui s’était peu 
à peu élevé, dépasse d’abord de quelques dizaines celui des femmes et 
rapidement, c’est par centaines que se traduit le surcroît des entrées des 
hommes. Un nouvel élément est intervenu, l’alcool, qui, plus néfaste pour l’homme 
que pour la femme, empoisonne celui-ci, le rend fou, et le conduit à l’asile 
d’ailiénés. 1863 ... 2045 entrées 1046 hommes 999 femmes 
1864 ... 2083 1057 1026 
18 65 ... 2248 1203 1045 
1866 ... 2445 1297 1148(1) 
Du 1er mai 1867 au ier janvier 1887, les entrées d’hommes et de femmes, 
et la proportion d’alcoolisés dans les deux sexes sont les suivantes (page 356). 
Jusqu’en 1887, le relevé des alcoolisés simples, c’est-à-dire de ceux qui 
doivent leur délire uniquement aux excès de boissons, avait seul été fait. 
A partir de cette époque, on retint également tous lies psychopathes, 
descendants pour la plupart d’alcooliques, et chez lesquels l’alcool n’avait 
été que le coup de fouet qui avait mis à découvert leurs conceptions 
délirantes. Nous avons dressé des uns et des autres, le tableau suivant : (voir page 
357•)(1) Magnan—Note sur la statistique des malades alcooliques entrés au Bureau 
Central d’Admission de 1867 à T906.A A 2
        

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