Full text: Problems in eugenics

358Section IV.Magnan et 
Fillassier. 
Central d Admission, ces malades se présentent dans des conditions 
particulièrement favorables à l’examen clinique. 
Leur aspect est très variable : s’habitue-t-il à boire de l’alcool, au bout 
de peu de temps, l’homme change de caractère, se montre irritable, inquiet, 
impressionnable, il n’a plus de sommeil; il devient le jouet d’illusions et 
d’hallucinations, et lorsque, après des excès répétés, il dépasse la limite de 
saturation, ou qu’il est soumis à quelque autre cause d’excitation, il est 
pris d’un accès de délire alcoolique.(i) 
Celui-ci se caractérisé par des hallucinations presque toujours de nature 
pénible, très mobiles, reproduisant soit les occupations ordinaires, soit les 
préoccupations dominantes du moment. 
D’intensité variable, les hallucinations donnent lieu à des réactions 
différentes, d'où parmi les plus fréquentes, les formes maniaque, mélancolique, 
stupide de la folie alcoolique. 
Le malade s’adonne-t-il à Vabsinthe ? la Symptomatologie diffère. 
Dans l’absinthisme, le délire hallucinatoire existe plus actif, plus 
terrifiant, provoquant parfois des réactions d’une violence extrême des plus 
dangereuses. Un autre syndrome beaucoup plus grave l’accompagne : tout à 
coup l’absinthique pousse un cri, pâlit, perd connaissance et tombe; les 
traits se contractent, les mâchoires se resserrent, les pupilles se dilatent, les 
yeux se dévient en haut, les. membres se raidissent, un jet d’urine s’échappe, 
des gaz et des matières sont brusquement expulsés. Au bout de quelques 
secondes la figure devient grimaçante, les membres sont secoués, les yeux 
sont fortement convulsés en tous sens, les mâchoires s’entrechoquent et la 
langue projetée entre les arcades dentaires est profondément mordue; une 
salive sanglante recouvre les lèvres, la face s’injecte, devient violacée, 
bouffie, les yeux sont saillants, larmoyants, la respiration est stertoreuse, 
puis les mouvements cessent, tout le corps est en résolution, les sphincters se 
relâchent, des déjections souillent le malade. Au bout d’un instant, celui-ci 
soulève la tête et promène autour de lui un regard hébété. Revenu à lui 
peu après, il ne conserve aucun souvenir de ce qui s’est passé. C’est bien 
l’attaque d’épilepsie. D’autres fois la manifestation est moins bruyante: 
l’individu pâlit, quelques petites secousses se montrent à un coin des lèvres 
et, pour un instant, il reste étranger à tout ce qui se passe autour de lui : il 
a un vertige. 
Si ces accidents se répètent, il peut survenir un accès délirant d’une 
acuité extrême pendant lequel, contrairement à ce qui se passe dans le délire 
alcoolique simple où une interpellation un peu vive suffit à suspendre 
momentanément le délire, le malade reste sourd à toute intervention et se 
livre presque automatiquement aux actes les plus violents. Quelquefois 
encore, une autre différence symptomatique distingue le buveur d’absinthe 
(i) De l’Alcoolisme des diverses formes du délire alcoolique et de leur traitement. Magnan. 
Delahaye, éditeur, Paris, 1874. A été traduit en Anglais.
	        

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