Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

440Section IV.R. Dupuy- 
Le traitement opothérapique endocrinien sera complété par l’opothérapie 
hefatigue et sflénique dans les formes graves de dénutrition, par l’opothé- 
rapie médullaire : moelle osseuse fraiche de bœuf (que l’on étend sur une 
tranche de pain), par l’absorption d’extraits de foies de morue, par des 
bains sallés, des bains de warech, des frictions alcoolisées. Les massages 
généraux et la gymnastique seront également prescrits, carleur action stimu­ 
lante et sédative est un adjuvant précieux du traitement. 
Nous dirons en passant que quel que soit le degré d’agitation et d’in­ 
stabilité, nous déconseillons le bromure sous n’importe quelle forme, car s’il 
calme momentanément, il amoindrit pour longtemps les facultés cérébrales. 
Comment expliquer l’action de l’opothérapie endocrinienne associée? 
Son action est nettement substitutive, et cette médication agit par suppléance 
ou par antagonisme. 
Les troubles physio-pathologiques que nous avons énumérés précédera - 
ment sont des anomalies de fonctionnement du sympathique—ce grand ré­ 
gulateur de l’organisme—dont les endocrines ne sont que relais excito- 
moteurs ; aussi, les extraits de glandes internes doivent-ils agir surtout par- 
son intermédiaire. 
L’hypophyse et la surrénale ne sont-elles pas hypertensives ? 
Les glandes génitales et la thyroïde ne sont-elles pas hypotensives, c’est- 
à-dire antagonistes des précédentes? 
D’autre part, ces glandes internes ont une action indéniable sur l’assimi­ 
lation. Manutentionnaires vigilantes, elles règlent l’une le métabolisme 
des hydrates de carbone (hypophyse), l’autre des matières azotées (thyroïde), 
l’autre des sels minéraux : chaux (surrénale) chlorures et phosphates (glandes 
génitales ?) 
De plus, elles auraient une action au moment de la formation du sexe 
et par la suite en compléteraient les caractères (surrénales—mâles et hypo­ 
physe—femelle). Chaque glande enfin aurait sa part dans les dystrophies des systèmes et 
nous nous demandons si chacune des glandes ou plus exactement chacune 
des deux parties connues constituant chaque glande n’aurait pas une action 
sur l’évolution des feuillets primitifs du blastoderme et si l’ectoderme, le 
mésoderme et l’endoderme ne sont pas activés spécialement, ou tout au moins 
influencés par telle ou telle glande interne dont les sécrétions paraissent 
constituer de l’énergie vitale. 
Les résultats de l’opothérapie endocrinienne associée sont des plus en­ 
courageants, parfois même ils ont dépassé les espérances, tant les modi­ 
fications ont été appréciables.
        

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