Full text: papers communicated to the first International Eugenics Congress held at the University of London, July 24th to 30th, 1912

R. Dupuy.Medicine and Eugenics.441 
Les grands facteurs de succès sont le jeune âge du sujet, la patience du 
thérapeute et la constance des parents. 
Sur 150 cas que nous avons étudiés et suivis, nous n’avons jamais eu 
d’insuccès. On a toujours constaté des modifications plus ou moins appré­ 
ciables, excepté toutefois dans des cas où les sujets étaient trop âgés. Et 
pour l’instant, nous n’avons en vue que l’état mental, car l’opothérapie peut 
produire des changements dans l’état somatique même à un âge avancé : à 
la nubilité par exemple. 
Le Dr. Edmond Perrier, à deux reprises, a communiqué nos résultats à 
l’Académie des Sciences (janvier et avril 1912). Parmi les observations 
auxquelles il faisait allusion, il se trouvait des cas traités par le corps 
thyroïde depuis fort longtemps—et ceci sans résultat. 
Après l’administration de l’opothérapie endocrinienne associée, on re­ 
marque : 
i°—Augmentation de la taille sans amaigrissement notable. 
20—Augmentation très nette de la pression artérielle (40 à 50 en quelques) 
semaines) et de la chaleur animale; diminution des battements cardiaques. 
30—Modification rapide de l’élimination urinaire qui indique que le 
sujet se désintoxique, et que le métabolisme tend à devenir normal. 
4°—Atténuation et guérison d’anomalies d’ordre sympathique ou re- 
fiexe : achroasphyxie, troubles de la vue, ptoses viscérales, incontinence noc­ 
turne d’urine, etc................... 
50—Métamorphose physique du sujet, qui porte sur chaque appareil en 
particulier, et surtout sur le système génital (apparition de la puberté). 
6°—Métamorphose intellectuelle par développement de l’idéation, du 
raisonnement, de la coordination des idées ; l’asthénie et l’excitation céré­ 
brales se modifient; l’attention et l’activité intellectuelles augmentent. Ces 
sujets font souvent des progrès rapides à l’école, et sont capables de tenir 
par la suite une petite place dans la société, de faire un métier, et ils de­ 
viennent souvent d’excellents ouvriers. 
Il est bien certain que les enfants arriérés qui présentent des anomalies 
intellectuelles doivent recevoir un enseignement spécial, et ceci dans des 
écoles autonomes avec système d’internat. 
Dans ces écoles, le médecin devrait avoir le tâche prépondérante, car 
tous ces sujets arriérés intellectuels sont souvent des malades corporels que 
l’on doit soigner d’abord, et éduquer ensuite. 
Nous ne parlerons pas de la pédagogie appliquée aux arriérés : cette 
question a déjà été longuement traitée par des auteurs plus autorisés que nous, 
mais nous ne saurions terminer ces quelques notes sans affirmer que pour 
faire œuvre utile, le pédagogue doit être le collaborateur et l’ami du médecin.
        

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